Ce que nous faisons, et ce que nous ne faisons pas
Immobilier Solutions fait du conseil et de la formation. Nous ne détenons aucune carte professionnelle : nous ne prenons aucun mandat, ne diffusons aucune annonce, n'organisons aucune visite, ne sélectionnons aucun locataire, ne rédigeons aucun bail pour le compte d'autrui et n'encaissons aucun loyer. Cette page vous apprend à le faire, et nous parcourons vos documents avec vous pour que vous sachiez les lire. Vous restez décideur et unique signataire.
Les trois écueils du bailleur
Louer un bien ne devrait pas être une source d'angoisse
Gagnez du temps
Pré-qualifiez par écrit avant de décrocher, demandez le dossier complet avant la visite et regroupez toutes vos visites sur une même après-midi : vous divisez le nombre d'appels du soir et vous ne faites plus visiter à des candidats hors budget.
Repérer un faux dossier
Faux bulletins de salaire, avis d'imposition retouchés, usurpation d'identité : voici comment repérer un document falsifié. Le premier réflexe à prendre est le vérificateur d'avis d'imposition en ligne de la DGFiP, sur impots.gouv.fr.
Mise en valeur
Photographiez en lumière du jour, logement vidé et rangé, une photo par pièce et jamais de contre-jour. Une annonce soignée et complète attire des dossiers plus complets.
La marche à suivre
Louer votre bien, étape par étape
Réunir le dossier de diagnostics
Avant la première photo, commandez les diagnostics auprès d'un diagnostiqueur certifié : sans dossier complet, votre annonce ne peut pas afficher le DPE et votre bail sera incomplet. Vérifiez au passage si votre commune impose une autorisation préalable de mise en location — le « permis de louer » — car là où il s'applique, louer sans l'avoir demandé vous expose à une amende.
Fixer le loyer
Trois filtres, dans cet ordre : les comparables réellement loués dans votre rue, le plafond d'encadrement des loyers si votre commune l'applique, puis ce qu'il vous reste après impôt. Un loyer affiché trop haut se paie en semaines de vacance, et la vacance coûte toujours plus cher que les euros gagnés.
Rédiger l'annonce et la diffuser
Une annonce de location comporte des mentions obligatoires : loyer et charges, dépôt de garantie, surface, commune, meublé ou vide, et les étiquettes énergie. Écrivez-les d'emblée : une annonce complète filtre les candidatures et vous évite trente appels pour la même question.
Instruire les candidatures
Vous ne pouvez demander qu'une liste limitative de pièces, et certains motifs de refus sont interdits par la loi. Recalculez vous-même le taux d'effort au lieu de faire confiance au dossier tel qu'il est présenté, et vérifiez les documents à la source.
Signer le bail et faire l'état des lieux
Le bail d'habitation suit un contrat type réglementaire, avec ses annexes obligatoires. L'état des lieux d'entrée se fait contradictoirement, pièce par pièce, compteurs relevés et clés comptées : c'est le seul document qui vous permettra, trois ans plus tard, de discuter d'une dégradation.
Étape 2 et 3
Fixer le loyer, puis écrire l'annonce
Trouver le bon prix, pas le prix rêvé
Un loyer se déduit de trois choses, dans cet ordre. D'abord les comparables : relevez les biens réellement loués — pas seulement affichés — dans le même quartier, à surface, étage, état et équipement comparables, et comparez toujours à loyer hors charges, sans quoi vous comparez des chiffres qui ne veulent rien dire. Ensuite l'encadrement des loyers, là où il s'applique : dans ces communes, le loyer au mètre carré ne peut pas dépasser un loyer de référence majoré fixé par arrêté préfectoral, et un complément de loyer n'est admis que pour une caractéristique de confort ou de localisation réellement exceptionnelle — un ascenseur ou une cuisine équipée n'en sont pas. Le périmètre des communes concernées et les loyers de référence en vigueur se consultent en mairie ou auprès de l'ADIL de votre département : vérifiez-le avant d'afficher un prix, pas après. Enfin ce qu'il vous reste après impôt : un loyer se juge net, pas brut.
Sur ce dernier point, la règle change selon le régime : en location vide, vos loyers sont des revenus fonciers ; en meublé, des bénéfices industriels et commerciaux. Le régime micro applique un abattement forfaitaire et vous interdit de déduire quoi que ce soit d'autre ; le régime réel vous permet de déduire les charges effectives et, en meublé, d'amortir. Faites tourner les deux avant de fixer le loyer plutôt qu'après, .
Le réflexe qui coûte le plus cher : afficher haut « pour voir », quitte à baisser ensuite. Chaque mois de vacance ampute le rendement annuel bien plus sûrement que quelques dizaines d'euros de loyer mensuel, et une annonce qui traîne finit par être lue comme un bien qui a un défaut.
Les mentions que votre annonce doit porter
Une annonce de location n'est pas un texte libre : plusieurs informations doivent obligatoirement y figurer, et leur absence est sanctionnable — y compris pour un particulier qui publie lui-même. Prévoyez au minimum :
- le montant du loyer mensuel, charges comprises ou non, avec le montant des charges et leurs modalités (provision ou forfait) ;
- le cas échéant, le complément de loyer et le loyer de référence majoré applicable en zone d'encadrement ;
- le montant du dépôt de garantie ;
- la surface habitable et le nombre de pièces principales ;
- la commune et, dans les grandes villes, l'arrondissement ;
- le caractère meublé ou vide du logement ;
- les étiquettes énergie et climat du DPE et l'estimation des dépenses annuelles d'énergie.
Ajoutez ensuite ce qui filtre : l'étage et la présence d'un ascenseur, le chauffage et son énergie, le stationnement, la date de disponibilité réelle, et la liste des pièces que vous attendez dans le dossier. Une annonce qui répond à ces questions vous fait recevoir moins de candidatures — et de bien meilleures.
Étape 4
Lire un dossier de candidat locataire
C'est l'étape où se joue l'essentiel de votre tranquillité pour les trois années à venir, et c'est aussi la plus encadrée : vous ne choisissez pas librement les pièces que vous demandez.
Ce que vous pouvez demander — et ce qui est interdit
La liste des pièces exigibles d'un candidat et de sa caution est fixée par la réglementation, et elle est limitative : tout ce qui n'y figure pas ne peut pas être réclamé. Vous pouvez demander une pièce d'identité, un justificatif de domicile, des justificatifs d'activité professionnelle et des justificatifs de ressources. Sont en revanche classiquement hors liste, et donc à ne pas exiger : le relevé de compte bancaire, l'attestation de bonne tenue de compte, la copie de la carte Vitale, le dossier médical, l'extrait de casier judiciaire, le contrat de mariage, une attestation d'absence de crédit en cours, ou un chèque de réservation. Devant une pièce dont vous doutez, la question se pose à l'ADIL de votre département, gratuitement, avant de la réclamer.
Réclamer une pièce interdite n'est pas un détail de forme : c'est une pratique sanctionnable, et c'est aussi le meilleur moyen de faire fuir les bons dossiers, qui savent que ça ne se demande pas.
Recalculer le taux d'effort vous-même
Ne vous fiez pas au chiffre qu'on vous présente : refaites-le. Rapportez le loyer charges comprises aux revenus nets et récurrents du foyer candidat. « Récurrents » exclut les primes exceptionnelles et les heures supplémentaires ponctuelles ; « nets » se lit sur le cumul en bas du bulletin de salaire, pas sur le brut annoncé oralement. L'usage veut qu'on retienne un loyer de l'ordre du tiers des revenus — c'est une pratique de marché, pas une obligation légale, et rien ne vous interdit d'apprécier différemment un dossier avec une caution solide ou un reste-à-vivre confortable.
Regardez ensuite trois choses que le ratio ne dit pas : la stabilité (nature du contrat, ancienneté, période d'essai en cours), la cohérence entre les bulletins, l'avis d'imposition et le justificatif de domicile, et le reste-à-vivre une fois le loyer payé, qui compte davantage qu'un pourcentage pour un foyer à revenus modestes comme pour un foyer à hauts revenus.
Vérifier une pièce à la source
- L'avis d'imposition : le vérificateur en ligne de la DGFiP, sur impots.gouv.fr, confirme l'authenticité d'un avis à partir de son numéro fiscal et de sa référence. C'est gratuit, immédiat, et c'est le contrôle le plus efficace du dossier.
- Les bulletins de salaire : vérifiez que les cumuls annuels progressent d'un mois sur l'autre, que le net imposable recoupe le revenu déclaré sur l'avis, et que les polices, alignements et arrondis sont homogènes d'un bulletin à l'autre — un montant retouché laisse presque toujours une trace typographique.
- Le contrat de travail : une attestation d'employeur récente confirme le poste et l'ancienneté. Appelez le standard de l'entreprise que vous trouvez vous-même, jamais le numéro imprimé sur le document fourni.
- La pièce d'identité : comparez la photo, la cohérence des dates et l'orthographe exacte du nom entre toutes les pièces du dossier.
- La caution : son dossier se vérifie exactement comme celui du locataire, avec les mêmes pièces et les mêmes limites.
Enfin, tracez vos décisions. Notez pour chaque dossier la raison objective de votre choix et conservez la même grille pour tous les candidats : c'est votre meilleure protection en cas de contestation, et c'est aussi ce qui vous évite de décider à l'instinct un dimanche soir.
Étape 5
Le bail
Le bail d'habitation d'une résidence principale n'est pas un contrat libre : il suit un contrat type réglementaire, et l'essentiel de ses règles est d'ordre public — vous ne pouvez pas y déroger, même d'un commun accord avec votre locataire, et une clause contraire est réputée non écrite. Partez du contrat type officiel plutôt que d'un modèle trouvé en ligne : une clause manquante ne se rattrape pas en cours de bail.
Meublé ou vide : ce qui change
En location vide, l'engagement est long et la relation stable ; en meublé, la durée est plus courte, le préavis du locataire plus bref, le dépôt de garantie plus élevé, et le logement doit comporter le mobilier d'une liste minimale fixée par décret. Un bail étudiant meublé de durée réduite et non reconductible existe également, tout comme le bail mobilité pour certaines situations de mobilité professionnelle ou de formation. Chaque régime a ses durées, ses préavis et son plafond de dépôt de garantie propres : lisez-les sur le contrat type correspondant avant de rédiger, car ils ne se transposent pas de l'un à l'autre. Le détail est développé dans notre guide du bail de location meublée, et la liste du mobilier dans notre inventaire commenté.
Les mentions à ne pas oublier
- l'identité complète des parties, et l'adresse du bailleur — pas seulement celle du bien ;
- la date de prise d'effet et la durée du bail ;
- la consistance, la destination et la surface habitable du logement, la désignation des locaux et équipements privatifs comme communs ;
- le montant du loyer, ses modalités de paiement et surtout sa clause de révision : sans elle, vous ne pourrez pas indexer le loyer en cours de bail, et l'indice de référence comme son trimestre de rattachement doivent être écrits ;
- le montant des charges et leur mode de calcul — provisions avec régularisation annuelle, ou forfait en meublé ;
- le montant du dépôt de garantie ;
- là où le loyer est encadré, les informations relatives au loyer appliqué au précédent locataire — votre mairie vous dira si votre commune est concernée.
Les annexes : c'est là qu'on oublie
Un bail signé sans ses annexes est un bail fragile. Prévoyez le dossier de diagnostic technique complet, la notice d'information sur les droits et obligations des parties, l'état des lieux d'entrée, l'inventaire du mobilier en meublé, les extraits du règlement de copropriété relatifs à la destination de l'immeuble et à l'usage des parties communes et privatives, l'attestation d'assurance du locataire, et la grille de vétusté si vous en adoptez une. Le contrat type officiel énumère lui-même ce qui doit lui être joint : reprenez sa liste plutôt que la vôtre. Datez, paraphez, remettez un exemplaire à chaque partie — et gardez le vôtre au format papier autant qu'au format numérique.
Le document qui vous protège
L'état des lieux
C'est un document contradictoire : établi par écrit, en présence des deux parties, signé par chacune, et remis en autant d'exemplaires qu'il y a de signataires. Celui de sortie doit pouvoir se comparer ligne à ligne avec celui d'entrée — d'où l'intérêt d'utiliser le même modèle, voire le même document en deux colonnes.
Ce qu'il doit contenir
- le type d'état des lieux (entrée ou sortie), sa date, l'adresse du logement, le nom des parties et l'adresse du bailleur ;
- les relevés de compteurs — eau, électricité, gaz — avec leur numéro ;
- le détail des clés et de tout moyen d'accès remis : badges, télécommandes, clés de cave et de boîte aux lettres ;
- la description pièce par pièce de l'état des sols, murs, plafonds, fenêtres, portes, plinthes, et de chaque équipement (chaudière, VMC, électroménager, volets) ;
- la signature de chaque partie, sur chaque page si le document est long.
Les pièges classiques
- Écrire « bon état » partout. Une mention générique ne prouve rien. « Parquet chambre : rayure de 20 cm devant la fenêtre » se défend ; « bon état » ne se défend pas.
- Des photos non datées et non annexées. Prenez-les au moment même, listez-les dans le document, faites-les signer ou paraphez la planche imprimée. Une photo retrouvée dans un téléphone trois ans plus tard n'a pas le même poids qu'une photo annexée et contresignée.
- Oublier les compteurs. C'est l'oubli le plus fréquent, et celui qui produit les litiges les plus bêtes sur la régularisation des charges.
- Faire l'état des lieux avant la fin des travaux ou du ménage. Ce que vous constatez ce jour-là devient la référence : ne signez pas un logement « presque prêt ».
- Ignorer la vétusté. Un locataire ne doit pas la réparation de ce qui s'use normalement avec le temps. Une grille de vétusté annexée au bail, qui prévoit des durées de vie et des abattements par type d'équipement, évite la discussion à la sortie — à condition qu'elle soit annexée dès la signature, et non produite le jour du départ.
- Zapper les équipements de chauffage. S'ils ne sont pas vérifiables lors d'un état des lieux d'entrée en été, écrivez-le noir sur blanc dans le document et prévoyez expressément qu'il sera complété lors de la première période de chauffe : ce qui n'est pas prévu au moment de la signature ne se rattrape pas ensuite.
À la sortie, la restitution du dépôt de garantie obéit à un délai court, qui court à compter de la remise des clés et qui est plus bref encore lorsque l'état des lieux de sortie ne relève aucune différence avec celui d'entrée. Toute retenue doit être justifiée pièce à l'appui — devis ou facture —, et une retenue tardive ou non justifiée se paie en majoration. Un état des lieux d'entrée détaillé est ce qui rend cette conversation courte.
Avant de signer, pas après
Se protéger des impayés
Il existe trois familles de protections, et il faut choisir avant la signature : aucune ne se met en place une fois l'impayé survenu.
- La garantie Visale, proposée par Action Logement. C'est une caution gratuite pour le bailleur : c'est le candidat qui en fait la demande en amont et qui obtient un visa, que vous vérifiez ensuite. Les conditions d'éligibilité du locataire, le plafond de loyer couvert et la durée de la garantie sont fixés par le dispositif lui-même et évoluent : lisez-les sur le site d'Action Logement avant de compter dessus, et vérifiez que le visa présenté correspond bien à votre loyer.
- La garantie loyers impayés (GLI), que vous souscrivez vous-même auprès de l'assureur ou du courtier de votre choix. Lisez trois choses avant de signer : les critères d'éligibilité du locataire imposés par l'assureur — un dossier hors critères n'est pas couvert, même si vous payez la prime —, la franchise et le plafond d'indemnisation, et surtout le délai de déclaration du sinistre, très court, dont le dépassement fait tomber la garantie. Pour comprendre comment la GLI se combine avec l', on détaille tout au même endroit.
- La caution solidaire d'un tiers, formalisée par un acte de cautionnement écrit, dont la durée d'engagement et le montant garanti doivent être explicites : un engagement flou se conteste, et c'est toujours au moment de s'en servir qu'on s'en aperçoit. Le dossier de la caution se vérifie avec la même rigueur que celui du locataire, et se limite aux mêmes pièces.
Point à connaître avant d'empiler les sécurités : on ne cumule pas librement une GLI et une caution sur le même bail, sauf exceptions prévues par la loi — typiquement pour un étudiant ou un apprenti. Choisir l'un ferme donc souvent l'autre : décidez-le avant de publier l'annonce, parce que ce choix conditionne les pièces que vous demanderez. En cas de doute sur votre situation, posez la question à l'ADIL de votre département avant de faire signer quoi que ce soit.
Nous ne vendons aucune de ces garanties. C'est vous qui souscrivez, auprès de l'assureur ou du courtier de votre choix. Immobilier Solutions ne présente, ne propose, ne conseille et ne négocie aucun contrat d'assurance, et ne perçoit aucune commission sur ces contrats : distribuer une assurance suppose d'être immatriculé au registre des intermédiaires en assurance, ce que nous ne sommes pas. Nous vous apprenons à lire un contrat, vous décidez.
Vos questions
FAQ Location
Non. Nous ne prenons aucun mandat, ne diffusons aucune annonce, n'organisons aucune visite et ne sélectionnons aucun locataire. Ces actes relèvent de la carte professionnelle de transaction ou de gestion, que nous ne détenons pas. Ce que nous faisons : nous vous apprenons la méthode, et nous parcourons vos documents avec vous — diagnostics, calcul de loyer, annonce, dossiers reçus, projet de bail — pour que vous sachiez les lire, les vérifier et repérer ce qui manque. Nous ne rédigeons aucun acte à votre place et nous ne validons la conformité juridique d'aucun document : sur un point de droit, l'ADIL de votre département renseigne gratuitement les bailleurs, et un notaire ou un avocat vous conseille sur votre situation. Vous restez décideur et unique signataire.
Oui, et c'est parfaitement légitime : il faut alors passer par un titulaire de la carte professionnelle « Transactions sur immeubles et fonds de commerce » (carte T) pour la mise en location, ou « Gestion immobilière » (carte G) pour la gestion locative. Cette carte est délivrée par la chambre de commerce et d'industrie territoriale : demandez à la voir, notez son numéro et la CCI émettrice, et vérifiez auprès de cette CCI qu'elle est en cours de validité — demandez aussi l'attestation de garantie financière et l'assurance de responsabilité civile professionnelle. Le mandat, lui, doit être écrit, daté, numéroté sur un registre, et préciser sa durée, son objet, les conditions de résiliation, le montant des honoraires et qui les supporte : un mandat verbal n'existe pas. Immobilier Solutions ne fait pas ce métier, ne vous met en relation avec personne à ce titre et ne perçoit aucun honoraire ni aucune commission d'apport sur une mise en location.
Aucun, si vous louez en direct : les honoraires de location rémunèrent l'intermédiaire professionnel, pas le propriétaire, et un bailleur qui loue lui-même ne peut rien facturer à son locataire — ni frais de dossier, ni frais de visite, ni frais de rédaction du bail. Si vous passez par un professionnel, la règle est la suivante : la visite, la constitution du dossier et la rédaction du bail sont partagées entre bailleur et locataire, la part mise à la charge du locataire ne peut pas dépasser celle du bailleur, et elle est plafonnée par mètre carré de surface habitable selon la zone, l'état des lieux faisant l'objet d'un plafond distinct. C'est une règle de marché qui s'impose au professionnel titulaire d'une carte — ce ne sont pas « nos honoraires », nous n'en facturons aucun.
Vous choisissez librement votre locataire, mais pas pour n'importe quel motif. Sont interdits les refus fondés sur l'origine, le patronyme, le lieu de résidence, le sexe, la situation de famille, la grossesse, l'apparence physique, l'état de santé, le handicap, les mœurs, l'orientation sexuelle, l'âge, les opinions politiques, les activités syndicales ou l'appartenance vraie ou supposée à une ethnie, une nation ou une religion : la discrimination au logement est un délit, et le refus se prouve par les échanges écrits. Un motif légitime, c'est un motif objectif et documenté : dossier incomplet, ressources insuffisantes au regard du loyer, pièces non vérifiables. Écrivez-le, gardez-en la trace, et appliquez la même grille à tout le monde.
Presque tout, sauf l'esprit. Le meublé suppose une liste de mobilier minimale fixée par décret, une durée de bail plus courte, un préavis de départ plus court pour le locataire et un dépôt de garantie plus élevé ; le vide offre un engagement plus long et une gestion plus calme. La fiscalité diffère aussi : revenus fonciers d'un côté, bénéfices industriels et commerciaux de l'autre. Le détail des durées, des préavis et des mentions du contrat est développé dans notre guide du bail de location meublée.
Réagissez tout de suite, par écrit, sans attendre le deuxième impayé. Un appel puis un courrier recommandé de relance, la mise en jeu de la caution ou la déclaration de sinistre auprès de votre assureur dans le délai prévu au contrat — ces délais sont courts et leur dépassement fait tomber la garantie. Si le dialogue échoue, la commission départementale de conciliation et l'ADIL de votre département sont gratuites, et un commissaire de justice délivre le commandement de payer. Ce que nous pouvons faire : reprendre votre dossier et votre chronologie avec vous, pour que vous sachiez quel courrier part, quand, et ce qu'il doit contenir. Ce que nous ne faisons pas : agir en votre nom, rédiger vos actes, vous délivrer une consultation juridique ou vous vendre une assurance.
Vous n'avez pas à apprendre tout ça seul
Une mise en location, c'est une quinzaine de décisions enchaînées, dont trois ou quatre se paient cher si on les prend de travers. Immobilier Solutions fait du conseil et de la formation : nous vous donnons la méthode complète, et nous reprenons vos documents et vos chiffres avec vous, point par point, pour que vous sachiez les lire seul. Nous ne rédigeons aucun acte, ne délivrons aucune consultation juridique, ne prenons aucun mandat, ne diffusons aucune annonce, ne sélectionnons aucun locataire et n'encaissons aucun loyer — vous restez décideur et unique signataire.
- Le bail de location meublée — durées, préavis, mentions et annexes, en détail.
- La location meublée (LMNP) — le statut, l'amortissement et ce qu'il change à la revente.
- La liste des meubles obligatoires — le minimum légal, puis ce qu'il faut vraiment.
- — micro ou réel, avant de fixer le loyer.
- La colocation — un bail par colocataire ou un bail unique, et ce que ça change au dossier.
- La location courte durée — un autre régime, d'autres obligations déclaratives.
Cette page est un contenu pédagogique et ne constitue ni une consultation juridique, ni un conseil en assurance. Pour un cas particulier, l'ADIL de votre département renseigne gratuitement les bailleurs ; un avocat ou un notaire vous conseille sur votre situation.