Le capital final d’une épargne alimentée par des versements mensuels se calcule avec la formule des intérêts composés : capital final = C₀ × (1 + i)n + V × [((1 + i)n − 1) / i], où C₀ est le capital de départ, V le versement mensuel, i le taux annuel divisé par 12 et n la durée en mois. Si le taux est nul, le capital final vaut simplement C₀ + V × n. Exemple : 10 000 € placés au départ, 300 € versés chaque mois pendant 20 ans, avec une hypothèse de rendement de 3 % par an, donnent environ 116 700 €, pour 82 000 € réellement versés — soit environ 34 700 € d’intérêts composés. Le temps pèse davantage que le taux : le même plan poursuivi 30 ans, au même taux, approche 199 400 € pour 118 000 € versés. Aucun rendement n’est garanti : le taux est une hypothèse que tu saisis toi-même, jamais une prévision.
Ton plan d’épargne
Ce que tu places dès le premier jour. Mets 0 si tu pars de zéro.
Ce que tu mets de côté chaque mois, sans y toucher.
Ton hypothèse, à remplacer par la tienne : la valeur pré-remplie n’est ni une recommandation ni une prévision. Un taux négatif est accepté (rendement net d’inflation).
1 à 60 ans.
0 % pour un livret réglementé dans la limite de son plafond ; 31,40 % pour la flat tax (12,8 % d’impôt + 18,6 % de prélèvements sociaux).
Aucune donnée n’est envoyée tant que tu ne remplis pas le formulaire : le calcul se fait dans ton navigateur.
Capital au bout de 20 ans
Sur 240 versements, avec une hypothèse de rendement de 3,00 % par an.
Estimation indicative, à titre d’information. Elle ne remplace pas l’avis d’un notaire, d’un courtier ou d’un expert-comptable. Le taux saisi est ta propre hypothèse : Immobilier Solutions ne promet, ne prévoit et ne garantit aucun rendement. Barèmes vérifiés au 10 août 2026.
Comment calculer un intérêt composé, étape par étape
Cette calculatrice financière n’invente rien : elle applique la formule que n’importe quelle calculette d’épargne sérieuse utilise. La voici en français, pour que tu puisses refaire le calcul à la main, ou le vérifier dans un tableur.
- Réunis les quatre données — le capital de départ C₀, le versement mensuel V, le taux annuel retenu comme hypothèse et la durée en années.
- Convertis le taux et la durée — le taux mensuel vaut i = taux annuel ÷ 12, et le nombre de mois vaut n = durée × 12.
- Capitalise le capital de départ — C₀ × (1 + i)n. C’est la part de ton capital final qui vient de la somme déjà placée au premier jour.
- Capitalise les versements — V × [((1 + i)n − 1) / i]. Chaque versement ne travaille que le temps qui lui reste : le premier capitalise n − 1 mois, le dernier zéro. Si i = 0, cette part vaut simplement V × n.
- Additionne, puis isole les intérêts — la somme des deux parties donne le capital final. Retire le total réellement versé (C₀ + V × n) : la différence, ce sont les intérêts composés.
- Retranche la fiscalité éventuelle — applique aux seuls intérêts le taux d’imposition de ton support pour obtenir le capital net.
Un exemple chiffré, de bout en bout
Tu places 10 000 € et tu ajoutes 300 € par mois pendant 20 ans, avec une hypothèse de rendement de 3 % par an. Le taux mensuel vaut i = 0,03 ÷ 12 = 0,0025, et n = 240 mois. Le facteur de capitalisation vaut (1,0025)240 ≈ 1,8208. Le capital de départ devient 10 000 × 1,8208 ≈ 18 208 €. Les versements deviennent 300 × (1,8208 − 1) ÷ 0,0025 ≈ 98 491 €. Capital final ≈ 116 700 €. Or tu n’as sorti de ta poche que 10 000 + 300 × 240 = 82 000 € : les intérêts composés représentent donc environ 34 700 €, soit près de 30 % du capital final. Sur un support taxé à 31,4 %, il resterait environ 105 800 € nets. (Montants arrondis, versements placés en fin de mois.)
Le détail qui change tout : la durée. Reprends le même plan sur 30 ans au lieu de 20, et le capital final approche 199 400 € — alors que tu n’as versé que 118 000 €. Dix années de plus ajoutent bien davantage que dix années de versements, parce que les intérêts des vingt premières années travaillent à leur tour. C’est le seul « effet magique » réel de la finance, et il ne récompense qu’une chose : le temps passé investi.
Les six erreurs qui faussent un calcul d’épargne
- Confondre intérêt simple et intérêt composé. En intérêt simple, le taux s’applique toujours au capital initial. En intérêt composé, il s’applique au capital augmenté des intérêts déjà acquis. Sur 20 ans à 3 %, 10 000 € rapportent 6 000 € en simple et environ 8 208 € en composé, soit un écart d’environ 2 210 €. Sur 30 ans, cet écart passe à environ 5 570 € : il est multiplié par plus de deux et demi. Vérifie toujours quelle convention utilise la calculatrice que tu consultes.
- Oublier l’inflation. Un capital de 116 700 € dans vingt ans n’a pas le pouvoir d’achat de 116 700 € aujourd’hui. Si ton hypothèse de rendement est inférieure à l’inflation, ton capital grossit en euros et rétrécit en pouvoir d’achat. Pour raisonner en euros constants, saisis un taux net d’inflation.
- Négliger la fiscalité des intérêts. Un livret réglementé est exonéré d’impôt et de prélèvements sociaux, mais dans la limite de son plafond de versements — plafond et taux sont fixés par l’État et revus régulièrement, vérifie-les sur service-public.fr avant de bâtir un plan dessus. Au-delà, ou sur un support imposable, les revenus de placement relèvent du prélèvement forfaitaire unique. Comparer un rendement brut à un rendement net n’a aucun sens.
- Prendre un taux passé pour un taux futur. Une performance constatée hier n’engage rien pour demain. Fais toujours tourner deux scénarios, dont un pessimiste. Les valeurs pré-remplies dans les champs ci-dessus ne sont qu’un point de départ neutre, pour que le calcul affiche quelque chose : elles ne valent ni recommandation, ni prévision. Remplace-les par les tiennes avant de lire le résultat.
- Ignorer la date du versement et la convention de taux. Versements en début ou en fin de mois, taux mensuel proportionnel (taux ÷ 12) ou taux équivalent actuariel (racine douzième de 1 + taux), capitalisation mensuelle ou annuelle : ces détails expliquent l’essentiel des écarts entre deux simulateurs. Ce simulateur retient des versements de fin de mois et un taux proportionnel.
- Comparer une épargne à un investissement à crédit sans le dire. Épargner, c’est faire travailler l’argent que tu as. Investir à crédit, c’est faire travailler celui de la banque. Les deux ne se comparent honnêtement qu’à effort d’épargne identique, et en affichant les risques des deux côtés — c’est exactement ce que fait la comparaison de cette page.
Pourquoi l’épargne seule plafonne (et où commence le levier)
Une épargne a une limite structurelle : elle ne peut faire travailler que l’argent que tu lui donnes. Ton capital final se compose de ce que tu as versé, plus des intérêts calculés sur ce que tu as versé. Rien d’autre n’entre dans l’équation. La seule façon d’accélérer, c’est de verser plus, plus longtemps, ou d’accepter un risque plus élevé pour espérer un taux plus élevé.
L’immobilier financé à crédit change le point de départ : ton effort mensuel ne sert plus à constituer un capital, il sert à porter un actif que tu ne pourrais pas acheter comptant, dont une partie du remboursement est assurée par le locataire. C’est le levier. Il ne supprime aucun risque — il faut obtenir le crédit, tenir la vacance, financer les travaux, absorber la fiscalité, et la valeur du bien peut reculer. Mais il change la nature du calcul, et c’est précisément ce que montre la comparaison débloquée plus haut.
Immobilier Solutions fait du conseil : on t’apprend à faire ces calculs, à monter et défendre ton dossier, et on relit tes hypothèses. Nous ne cherchons pas de bien, ne visitons pas, ne négocions pas, ne gérons rien pour le compte d’autrui, ne détenons aucun mandat et n’avons aucun bien à vendre. Nous ne délivrons aucun conseil en investissement financier et ne recommandons aucun support d’épargne. Tu restes décideur et unique signataire.
Questions fréquentes sur le calcul des intérêts composés
Un intérêt composé se calcule en appliquant le taux non pas au capital de départ, mais au capital augmenté des intérêts déjà acquis. Avec des versements mensuels, la formule complète est : capital final = C0 × (1 + i) puissance n, plus V × ((1 + i) puissance n − 1) divisé par i, où C0 est le capital de départ, V le versement mensuel, i le taux annuel divisé par 12 et n la durée en mois. Exemple : 10 000 € placés, 300 € versés chaque mois, 3 % par an pendant 20 ans donnent environ 116 700 €, pour 82 000 € réellement versés, soit environ 34 700 € d’intérêts. Si le taux est nul, le capital final vaut simplement C0 + V × n.
L’intérêt simple se calcule toujours sur le capital initial : 10 000 € à 3 % rapportent 300 € chaque année, soit 6 000 € en 20 ans. L’intérêt composé se calcule sur le capital initial augmenté des intérêts déjà versés : les mêmes 10 000 € à 3 % deviennent environ 18 208 € en 20 ans, soit environ 8 208 € d’intérêts. L’écart, environ 2 208 € ici, vient uniquement des intérêts qui produisent eux-mêmes des intérêts. Cet écart grandit de façon exponentielle avec la durée : c’est pour cette raison que le temps est le paramètre le plus puissant de tout calcul d’épargne.
Celui de ton support, et lui seul. Les champs de ce simulateur d’épargne sont pré-remplis avec des valeurs neutres, uniquement pour que le calcul affiche quelque chose à l’ouverture : ce ne sont ni une recommandation, ni une prévision, ni un taux constaté. Immobilier Solutions ne recommande aucun support et ne prévoit aucun rendement. Les livrets réglementés ont un taux fixé par les pouvoirs publics, révisé périodiquement. Les fonds en euros, unités de compte, comptes à terme et supports boursiers ont des performances variables, non garanties, et peuvent perdre de la valeur. La bonne pratique consiste à faire tourner le simulateur avec plusieurs hypothèses, dont une basse, pour voir ce que ton plan devient si le rendement déçoit.
Les impôts, oui, si tu renseignes un taux d’imposition sur les intérêts : le simulateur affiche alors un capital net. Les intérêts d’un livret réglementé sont exonérés dans la limite de son plafond, tandis que les revenus de placement imposables relèvent du prélèvement forfaitaire unique. L’inflation, non : le résultat est exprimé en euros courants. Un capital de 116 700 € dans vingt ans n’aura pas le pouvoir d’achat de 116 700 € aujourd’hui. Pour raisonner en euros constants, saisis un taux net d’inflation, c’est-à-dire ton taux de rendement moins ton hypothèse d’inflation.
Oui, parce qu’elle ne calcule pas un produit : elle calcule une mécanique. Livret, plan d’épargne logement, fonds en euros d’une assurance vie, compte à terme, plan d’épargne en actions — tous capitalisent des intérêts sur un capital qui grossit. Il suffit d’entrer le taux de ton contrat et, s’il y en a, de le corriger toi-même des frais de gestion annuels avant de le saisir : un rendement de 3 % amputé de 0,6 % de frais se saisit comme 2,4 %. Pour calculer une assurance vie de façon réaliste, pense aussi aux frais sur versement, que tu peux modéliser en réduisant le versement mensuel. Immobilier Solutions ne délivre aucun conseil en investissement financier et ne recommande aucun support : le simulateur applique tes chiffres, il ne choisit rien à ta place.
Trois conventions expliquent la quasi-totalité des écarts. D’abord la date du versement : ce simulateur place les versements en fin de mois, le choix le plus courant ; en début de mois, chaque versement gagne un mois d’intérêts et le total est légèrement supérieur. Ensuite la conversion du taux : nous utilisons le taux mensuel proportionnel, c’est-à-dire le taux annuel divisé par 12, alors que certains outils utilisent le taux équivalent actuariel, la racine douzième de (1 + taux), qui donne un résultat un peu plus faible. Enfin la capitalisation : certains livrets calculent les intérêts par quinzaine et ne les capitalisent qu’une fois par an.
Les deux ne mobilisent pas le même moteur. L’épargne fait travailler l’argent que tu as déjà : ton capital final ne dépasse jamais ce que tu as versé, plus les intérêts. L’immobilier à crédit fait travailler l’argent de la banque : ton effort mensuel et ton apport servent à porter un actif bien plus gros, dont une partie du remboursement est financée par les loyers. À effort d’épargne identique, l’ordre de grandeur du patrimoine constitué n’est donc pas le même. Ce n’est pas gratuit pour autant : l’immobilier suppose d’obtenir un crédit, ajoute la vacance locative, les travaux, la fiscalité, les charges et l’illiquidité, et la valeur d’un bien peut baisser. La comparaison chiffrée sur tes propres hypothèses est affichée sur cette page.
Continuer le calcul avec les autres simulateurs
- Simulateur de capacité d’emprunt — combien la banque peut te prêter, loyer futur inclus.
- Calculateur de rentabilité locative — brut, net, net-net d’impôt et cash-flow.
- Apprendre à calculer une rentabilité — la méthode, pas seulement le résultat.
- Comparateur fiscal LMNP / SCI — ce que l’impôt laisse vraiment de tes loyers.
- La trame du dossier bancaire — ce que la banque veut lire, dans l’ordre.
- Indépendance financière par l’immobilier — de l’épargne aux revenus, étape par étape.
- Les stratégies locatives — meublé, colocation, immeuble, courte durée.
- Tous nos outils gratuits — les calculateurs et checklists.
- La Formation — la méthode complète, en autonomie, accès à vie.
- L’Accompagnement 1-to-1 — tes chiffres relus avec toi, jusqu’à la signature.
Estimation indicative, à titre d’information. Elle ne remplace pas l’avis d’un notaire, d’un courtier ou d’un expert-comptable. Les taux saisis sont des hypothèses de l’utilisateur : aucun rendement, délai ni plus-value n’est garanti, et cette page ne constitue ni un conseil en investissement financier, ni une recommandation de support d’épargne. Barèmes vérifiés au 10 août 2026.