Simulateur de prêt à taux zéro (PTZ)

Teste tes conditions d’éligibilité en une minute, puis estime ton montant, ton différé et ce que le PTZ change vraiment sur ta mensualité.

Le prêt à taux zéro (PTZ) est, en France, un prêt immobilier sans intérêts ni frais de dossier, distribué par les banques conventionnées avec l’État, qui finance une partie de l’achat d’une résidence principale — jamais un investissement locatif. Ses conditions se cumulent : être primo-accédant, c’est-à-dire ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale pendant la période de référence précédant l’offre de prêt (2 ans) ; destiner le logement à sa résidence principale ; acheter un logement entrant dans le périmètre du dispositif ; et rester sous un plafond de revenus qui dépend de la zone du logement (A bis, A, B1, B2, C) et du nombre de personnes du foyer. Le revenu examiné n’est pas le salaire net mais le revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année, comparé au coût total de l’opération divisé par 9 : c’est le plus élevé des deux qui compte. Ce revenu retenu est ensuite divisé par un coefficient familial (1 pour une personne, 1,5 pour deux, 1,8 pour trois, 2,1 pour quatre, 2,4 pour cinq, puis 0,3 de plus par personne jusqu’à huit) : c’est ce quotient, et non le revenu brut, qui désigne l’une des quatre tranches du barème. La tranche donne à la fois la quotité et le profil de remboursement. Quotités : 50, 40, 40 puis 20 % pour un logement collectif neuf et pour l’ancien avec travaux ; 30, 20, 20 puis 10 % pour une maison individuelle neuve. Cette part s’applique au coût total de l’opération, retenu dans la limite d’un plafond d’opération propre à la zone et au foyer. Côté périmètre : le neuf est éligible dans toutes les zones pour les offres émises du 1er avril 2025 au 31 décembre 2027 ; l’ancien ne l’est qu’en zones B2 et C, avec des travaux représentant au moins 25 % du coût total de l’opération. Le PTZ ne couvre qu’une fraction de l’achat : le reste passe par un prêt principal classique. Il se rembourse en deux temps — un différé pendant lequel tu ne rembourses rien, puis une période de remboursement, tous deux d’autant plus longs que les revenus sont modestes. Plafonds, quotités et périmètre sont fixés par décret et révisés régulièrement : fais-les confirmer par ta banque avant de signer.

Teste ton éligibilité

Tu n’as pas été propriétaire de ta résidence principale pendant la période de référence précédant l’offre de prêt (2 ans).

Tu y habiteras. Un locatif ou une résidence secondaire n’ouvre aucun droit.

La zone conditionne le plafond de revenus et le montant. En cas de doute, ta banque la vérifie sur la commune.

Dans l’ancien, les travaux doivent représenter au moins 25 % du coût total de l’opération, et le bien être situé en zone B2 ou C.

Dans le neuf, la maison individuelle ouvre droit à une quotité deux fois plus faible que l’appartement en immeuble collectif.

pers.

Toutes les personnes destinées à occuper le logement, enfants compris. Le barème s’arrête à 8 personnes et plus.

Ligne « revenu fiscal de référence » de ton avis d’imposition — pas ton salaire net.

Ton projet et ton prêt principal

Prix du bien + travaux + frais de notaire et de garantie. Pas seulement le prix affiché.

%

Valeur de départ donnée à titre d’exemple : remplace-la par le taux que ta banque ou ton courtier t’annonce.

ans

Ton test d’éligibilité

A priori éligible

Les conditions que tu as renseignées sont réunies. Reste à faire confirmer le montant par une banque conventionnée.

Barème vérifié au 10 août 2026.

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Estimation indicative, à titre d’information. Elle ne remplace pas l’avis d’un notaire, d’un courtier ou d’un expert-comptable. Immobilier Solutions ne distribue aucun crédit et n’intervient dans aucune transaction : tu restes décideur et unique signataire.

Les conditions du prêt à taux zéro

Cinq conditions se cumulent. Si l’une manque, le PTZ tombe — et le reste du plan de financement doit être revu. Les voici dans l’ordre où une banque les vérifie.

1. Être primo-accédant

Tu ne dois pas avoir été propriétaire de ta résidence principale pendant la période de référence qui précède l’offre de prêt (2 ans). Avoir possédé un logement mis en location, lui, ne ferme pas nécessairement la porte. Des exceptions existent : situation de handicap, logement rendu inhabitable par une catastrophe.

2. Habiter le logement

Le bien doit devenir ta résidence principale et le rester pendant une durée minimale après le versement du prêt. Ni résidence secondaire, ni investissement locatif : sur ce point, il n’y a aucune souplesse.

3. Rester sous le plafond de revenus

C’est le revenu fiscal de référence de ton foyer en N-2 qui est examiné, comparé au coût total de l’opération divisé par 9 : le plus élevé des deux devient ton revenu retenu. Le plafond dépend de la zone du logement et du nombre d’occupants, de une à huit personnes.

4. Tomber dans une tranche du barème

Ton revenu retenu est divisé par le coefficient familial de ton foyer — 1 pour une personne, 1,5 pour deux, jusqu’à 3,3 pour huit — et c’est ce quotient qui désigne ta tranche, de 1 à 4. Plus la tranche est basse, plus la quotité et le différé sont élevés. Comparer ton revenu brut aux limites de tranches, comme le font beaucoup de simulateurs, te fait sortir du barème à tort dès que tu es plus d’une personne.

5. Acheter un logement éligible

Le neuf et la vente en l’état futur d’achèvement (VEFA) ouvrent droit au dispositif dans toutes les zones, pour les offres de prêt émises du 1er avril 2025 au 31 décembre 2027 — c’est une ouverture temporaire, pas le droit commun. L’ancien, lui, n’ouvre droit au PTZ qu’en zones B2 et C, avec des travaux représentant au moins 25 % du coût total de l’opération.

Deux précisions qui évitent des déceptions. Le PTZ ne se demande pas à l’État mais à une banque conventionnée, qui reste libre de t’accorder ou non le prêt principal auquel il s’adosse. Et il ne finance jamais toute l’opération : c’est un complément, pas un financement à lui seul. Les plafonds, les quotités et le périmètre géographique sont fixés par arrêté et révisés régulièrement — fais confirmer les valeurs en vigueur avant de signer quoi que ce soit.

Comment se calcule un prêt à taux zéro

  1. Vérifie les trois conditions de base — primo-accédant (pas propriétaire de ta résidence principale pendant la période de référence précédant l’offre de prêt, 2 ans), logement destiné à ta résidence principale, bien entrant dans le périmètre (le neuf partout jusqu’au 31 décembre 2027, l’ancien seulement en zones B2 et C avec au moins 25 % de travaux). Si l’une manque, inutile d’aller plus loin.
  2. Détermine le revenu retenu — c’est le plus élevé entre le revenu fiscal de référence de ton foyer en N-2 et le coût total de l’opération divisé par un diviseur fixé par la réglementation (9). Cette règle empêche d’acheter très cher avec des revenus très faibles.
  3. Compare-le au plafond applicable — le plafond dépend de la zone du logement et du nombre de personnes destinées à l’occuper. Au-dessus, pas de PTZ.
  4. Divise ce revenu par ton coefficient familial — 1 pour une personne, 1,5 pour deux, 1,8 pour trois, 2,1 pour quatre, 2,4 pour cinq, puis 0,3 de plus par personne jusqu’à huit. C’est ce quotient, jamais le revenu brut, qui se compare aux quatre limites de tranches de ta zone. C’est l’étape que la plupart des simulateurs sautent — et elle change tout dès que vous êtes deux.
  5. Applique la quotité de ta tranche — le montant du PTZ = coût total de l’opération, retenu dans la limite d’un plafond, × la quotité de ta tranche. Attention : la quotité d’une maison individuelle neuve vaut la moitié de celle d’un appartement neuf en immeuble collectif. Plus les revenus sont modestes, plus la quotité est élevée.
  6. Lis le profil de remboursement — durée totale et durée de différé dépendent aussi de la tranche. Pendant le différé, tu ne rembourses rien sur le PTZ.
  7. Recalcule ton prêt principal — capital du prêt principal = coût total de l’opération − apport − PTZ. C’est la baisse de mensualité qui compte, pas le montant du PTZ pris isolément.

Le barème, tranche par tranche

Les quotités et le profil de remboursement sont les mêmes partout en France : seules les limites de tranches changent d’une zone à l’autre. Elles se comparent à ton revenu retenu divisé par ton coefficient familial. Chaque tranche est un intervalle : elle commence là où s’arrête la précédente, et se referme sur la limite indiquée.

Barème du prêt à taux zéro : limites de tranches par zone, quotités et profil de remboursement.
TrancheA / A bisB1B2CCollectif neuf
et ancien + travaux
Maison
individuelle neuve
Remboursement
Tranche 1≤ 25 000 €≤ 21 500 €≤ 18 000 €≤ 15 000 €50 %30 %10 ans de différé, puis 15 ans (25 ans au total)
Tranche 2 — la tienne> 25 000 €
≤ 31 000 €
> 21 500 €
≤ 26 000 €
> 18 000 €
≤ 22 500 €
> 15 000 €
≤ 19 500 €
40 %20 %8 ans de différé, puis 12 ans (20 ans au total)
Tranche 3> 31 000 €
≤ 37 000 €
> 26 000 €
≤ 30 000 €
> 22 500 €
≤ 27 000 €
> 19 500 €
≤ 24 000 €
40 %20 %2 ans de différé, puis 13 ans (15 ans au total)
Tranche 4> 37 000 €
≤ 49 000 €
> 30 000 €
≤ 34 500 €
> 27 000 €
≤ 31 500 €
> 24 000 €
≤ 28 500 €
20 %10 %aucun différé, 10 ans de remboursement

Barème vérifié au 10 août 2026. Un cas particulier échappe à ce tableau : l’ancien acquis dans le cadre d’une vente HLM aux occupants ouvre droit à 20 % quelle que soit la tranche, dans toutes les zones et sans condition de travaux. Le formulaire ci-dessus ne pose pas la question : si tu es dans ce cas, le montant affiché ne te concerne pas.

Un exemple chiffré, de bout en bout

Camille achète un appartement neuf, en immeuble collectif, en zone B1. Coût total de l’opération : 220 000 € (prix, frais de notaire réduits dans le neuf et frais de garantie compris). Apport : 20 000 €. Foyer de deux personnes, revenu fiscal de référence N-2 : 38 000 €.

Étape 2 — le revenu retenu est le plus élevé entre 38 000 € et 220 000 € ÷ 9, soit 38 000 €. Étape 3 — on le compare au plafond de la zone B1 pour deux personnes, 51 750 €. Étape 4 — on divise ce revenu retenu par le coefficient familial d’un foyer de deux personnes, 1,5 : le quotient vaut 25 333 €, ce qui la place dans la tranche 2 de la zone B1. Sur son revenu brut de 38 000 €, un simulateur qui oublie cette division la déclarerait hors barème — à tort. Étape 5 — son PTZ vaut le coût d’opération retenu, 202 500 €, multiplié par la quotité de sa tranche, 40 % pour un collectif neuf, soit 81 000 €. Pour la même opération en maison individuelle neuve, la quotité tomberait de moitié. Étape 6 — sa tranche fixe aussi le profil de remboursement : une durée totale de 20 ans, dont 8 ans de différé pendant lesquels elle ne rembourse rien sur le PTZ. Étape 7 — sans PTZ, elle emprunte 200 000 € : sur 25 ans à 3,5 % — un taux d’exemple, pas une offre —, sa mensualité hors assurance est de 1 001 €. Avec son PTZ, il ne lui reste que 119 000 € à emprunter, soit 596 € par mois pendant le différé, et 40 652 € d’intérêts qu’elle ne paiera jamais. Chaque euro de PTZ obtenu vient retirer autant de capital au prêt principal — et l’intégralité des intérêts qui allaient avec.

C’est le vrai bénéfice du PTZ : à mensualité identique, il augmente le bien que tu peux acheter ; à bien identique, il libère de la mensualité — donc de la capacité d’endettement pour la suite.

PTZ et investissement locatif : disons-le clairement

Le PTZ ne finance pas un investissement locatif. Jamais. Le logement doit devenir ta résidence principale et le rester pendant une durée minimale ; le louer avant ce terme, hors des cas prévus par les textes, peut entraîner le remboursement anticipé du prêt. Toute page qui te laisse croire le contraire te raconte une histoire.

Alors pourquoi cet outil sur un site d’investissement locatif ? Parce que la plupart des investisseurs commencent par leur résidence principale — et que la façon dont ils la financent décide de ce qu’ils pourront acheter ensuite. Une banque regarde ton taux d’endettement. Deux personnes achetant le même appartement, l’une avec PTZ et l’autre sans, n’ont pas la même mensualité, donc pas la même capacité d’emprunt résiduelle deux ans plus tard.

Reprends l’exemple de Camille, plus haut : sans PTZ, sa mensualité de résidence principale est de 1 001 € ; avec son PTZ de 81 000 €, elle tombe à 596 € pendant les 8 années de différé. Soit 406 € par mois de moins dans son taux d’endettement le jour où elle présentera son dossier locatif — et, sur la durée du prêt principal, 40 652 € d’intérêts qu’elle n’aura jamais à payer. Le piège est à la fin du différé : la mensualité PTZ de 563 € s’ajoute alors d’un coup, et porte le total à 1 158 €. Si le locatif est acheté entre-temps, c’est cette marche-là qu’il faut avoir provisionnée, pas la mensualité du jour de la signature.

Trois réflexes utiles. Un : ne considère pas le PTZ comme un apport — c’est une dette, elle pèsera dans ton endettement une fois le différé terminé (et si l’épargne manque, regarde plutôt ce que la banque accepte vraiment quand on veut investir sans apport). Deux : anticipe la marche d’escalier de fin de différé, surtout si tu comptes acheter un locatif au même moment. Trois : compare toujours la mensualité totale de ta résidence principale au loyer que couvrira ton futur locatif — c’est le seul arbitrage qui compte.

Immobilier Solutions ne cherche pas de bien, ne négocie pas et ne distribue aucun crédit. On t’apprend à lire tes chiffres et on relit les tiens. Tu restes décideur et unique signataire.

Ce que ce simulateur ne calcule pas

Le barème appliqué ici est celui du code de la construction et de l’habitation, vérifié au 10 août 2026. Cinq situations sortent malgré tout de ce que le formulaire sait modéliser. Les voici, plutôt que de te laisser croire que le chiffre affiché couvre tous les cas.

  • La vente HLM aux occupants. Un locataire du parc social qui achète le logement qu’il occupe relève d’une quotité unique de 20 %, quelle que soit sa tranche, dans toutes les zones et sans condition de travaux. Le formulaire ne pose pas la question : si tu es dans ce cas, applique 20 % au coût d’opération retenu plutôt que la quotité affichée.
  • La part de travaux dans l’ancien. En zones B2 et C, l’ancien n’ouvre droit au PTZ que si les travaux représentent au moins 25 % du coût total de l’opération. Le simulateur ne te demande pas le montant de tes travaux : il vérifie la zone, pas ce seuil. Fais le calcul de ton côté — un devis en dessous de 25 % fait tomber le dossier entier.
  • Les exceptions à la primo-accession. Avoir été propriétaire ne ferme pas toujours la porte : carte « mobilité inclusion » mention invalidité, pension d’invalidité de 2e ou 3e catégorie, allocation aux adultes handicapés ou d’éducation de l’enfant handicapé, logement rendu définitivement inhabitable par une catastrophe. Le bouton « Oui / Non » ne détaille pas ces cas : réponds « oui » si tu en relèves, et fais-le confirmer.
  • Le foyer situé pile sur le plafond. Le texte exige des ressources inférieures au plafond, tandis que le tableau des tranches raisonne en « inférieur ou égal ». Pour le foyer dont le revenu retenu vaut exactement le plafond de sa zone, ce simulateur répond « a priori éligible » — c’est un cas limite que seule la banque tranche.
  • Ce qui se passe après le 31 décembre 2027. L’ouverture du PTZ à tout le neuf, maison individuelle comprise et sur tout le territoire, n’est pas le droit commun : c’est une mesure temporaire, applicable aux offres de prêt émises du 1er avril 2025 au 31 décembre 2027. Au-delà, le périmètre change. Si ton offre de prêt doit être éditée après cette date, ne te fie pas à ce calcul.

Un dernier point, valable pour tout le reste de la page : seule une banque conventionnée instruit un PTZ, et elle reste libre de t’accorder ou non le prêt principal auquel il s’adosse. Cette page est un outil de cadrage — estimation indicative, à titre d’information. Elle ne remplace pas l’avis d’un notaire, d’un courtier ou d’un expert-comptable.

Les 8 erreurs qui faussent tout

Saisir son salaire net

Le PTZ ne regarde pas ton net mensuel mais le revenu fiscal de référence de ton foyer, ligne dédiée sur ton avis d’imposition. L’écart entre les deux se chiffre souvent en milliers d’euros — et fait basculer de tranche.

Comparer son revenu brut aux tranches

La tranche se lit sur le revenu retenu divisé par le coefficient familial, pas sur le revenu brut. Sans cette division, un couple ou une famille se croit hors barème alors qu’il y est largement — c’est l’erreur qui fait renoncer à un PTZ auquel on avait droit.

Croire qu’une maison neuve vaut un appartement neuf

Depuis le décret du 29 mars 2025, la maison individuelle neuve ouvre droit à des quotités deux fois plus faibles que l’appartement neuf en immeuble collectif : 30, 20, 20 et 10 % au lieu de 50, 40, 40 et 20 %. À budget identique, le plan de financement n’est pas le même.

Oublier le décalage N-2

C’est le revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année qui est examiné. Une hausse de salaire récente ne te disqualifie pas encore ; une année exceptionnelle passée, si.

Compter le PTZ comme un apport

C’est une dette, pas un apport. Elle apparaît dans ton plan de financement et ses mensualités entrent dans ton taux d’endettement une fois le différé écoulé.

Raisonner sur le prix du bien

Le calcul porte sur le coût total de l’opération : prix, travaux éligibles, frais de notaire et de garantie. Partir du seul prix affiché sous-estime l’assiette.

Ignorer la fin du différé

Pendant le différé, tu ne rembourses rien sur le PTZ. Le jour où il s’achève, une mensualité supplémentaire apparaît. Si tu as acheté un locatif entre-temps, la marche peut faire mal.

Bâtir un projet locatif dessus

Le logement doit rester ta résidence principale un certain temps. Prévoir de le louer dès la première année, c’est risquer le remboursement anticipé du prêt.

Questions fréquentes sur le prêt à taux zéro

Trois conditions structurelles se cumulent : être primo-accédant, c’est-à-dire ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale pendant la période de référence précédant l’offre de prêt (2 ans ; des exceptions existent, notamment en situation de handicap ou après une catastrophe rendant le logement inhabitable) ; destiner le logement acheté à sa résidence principale ; et acheter un bien entrant dans le périmètre du dispositif — le neuf dans toutes les zones pour les offres émises du 1er avril 2025 au 31 décembre 2027, l’ancien seulement en zones B2 et C et avec au moins 25 % de travaux. S’y ajoute une condition de revenus : le revenu retenu du foyer doit rester sous un plafond qui dépend de la zone du logement et du nombre d’occupants. Les plafonds et le périmètre sont fixés par décret et révisés régulièrement : vérifie les valeurs en vigueur auprès de ta banque avant de signer.

En deux temps, et c’est le deuxième que la plupart des simulateurs oublient. D’abord le revenu retenu : le plus élevé entre le revenu fiscal de référence du foyer en N-2 et le coût total de l’opération divisé par 9. Ensuite la division par le coefficient familial : 1 pour une personne, 1,5 pour deux, 1,8 pour trois, 2,1 pour quatre, 2,4 pour cinq, puis 0,3 de plus par personne jusqu’à huit (2,7 ; 3 ; 3,3). C’est ce quotient, et lui seul, qui se compare aux quatre limites de tranches de la zone. Exemple : un couple en zone B1 avec 38 000 € de revenu fiscal de référence n’est pas hors barème parce que 38 000 dépasse la dernière limite B1 de 34 500 € — on compare 38 000 ÷ 1,5 = 25 333 €, ce qui le place dans la tranche 2.

La quotité est la part du coût d’opération que le PTZ finance. Elle dépend de la tranche et de la nature du logement : 50 % / 40 % / 40 % / 20 % de la tranche 1 à la tranche 4 pour un logement collectif neuf et pour l’ancien avec travaux, mais seulement 30 % / 20 % / 20 % / 10 % pour une maison individuelle neuve. Cette différence vient du décret du 29 mars 2025, qui a rouvert le PTZ à la maison individuelle neuve tout en lui appliquant des quotités deux fois plus faibles qu’au collectif. À opération identique, un appartement neuf ouvre donc droit à un PTZ deux fois plus élevé qu’une maison neuve. Cas à part : l’ancien acheté dans le cadre d’une vente HLM à son occupant ouvre droit à 20 % quelle que soit la tranche.

Non. Le PTZ finance exclusivement l’acquisition d’une résidence principale — le logement doit être occupé par l’emprunteur. Un investissement locatif se finance avec un prêt immobilier classique, éventuellement adossé aux loyers attendus. En revanche, un PTZ bien calibré sur ta résidence principale allège ta mensualité et préserve donc la capacité d’endettement que ta banque regardera quand tu voudras acheter ton premier locatif.

Oui, mais à deux conditions strictes. Le logement doit être situé en zone B2 ou C, c’est-à-dire hors des territoires où l’offre de logements est jugée insuffisante ; et les travaux doivent représenter au moins 25 % du coût total de l’opération, travaux compris. En zones A, A bis et B1, l’ancien avec travaux n’ouvre aucun droit au PTZ. Une exception échappe à ces deux règles : l’achat de son logement par un locataire du parc social, dans le cadre d’une vente HLM aux occupants, reste éligible dans toutes les zones et sans condition de travaux. Quand l’ancien est éligible, il relève des mêmes quotités que le collectif neuf — jusqu’à 50 % en tranche 1.

Non, et c’est l’erreur la plus fréquente. Le PTZ est une dette : il figure dans ton plan de financement à côté du prêt principal, et ses mensualités entrent dans le calcul de ton taux d’endettement une fois le différé terminé. Il améliore le coût global de l’opération, pas ton apport. Un apport, c’est de l’argent qui t’appartient — épargne, donation, prêt familial non remboursable.

Le différé et la durée totale dépendent de la tranche. Tranche 1 : 10 ans de différé puis 15 ans de remboursement, soit 25 ans au total. Tranche 2 : 8 ans puis 12 ans, soit 20 ans. Tranche 3 : 2 ans puis 13 ans, soit 15 ans. Tranche 4 : aucun différé, 10 ans de remboursement. Plus les revenus sont modestes, plus le différé est long. Pendant le différé, tu ne rembourses rien sur le PTZ — seulement ton prêt principal. À la fin du différé, la mensualité PTZ s’ajoute d’un coup : c’est la marche d’escalier à anticiper, surtout si tu comptes acheter un locatif au même moment.

Pas librement. Le logement doit rester ta résidence principale pendant une durée minimale après le versement du prêt ; la mise en location avant ce terme n’est possible que dans des cas limitativement prévus (mutation professionnelle, divorce, invalidité, départ à la retraite…). Hors de ces cas, une mise en location peut entraîner le remboursement anticipé du PTZ. Vérifie la durée applicable dans ton offre de prêt avant de bâtir un projet locatif dessus.

Le PTZ ne se suffit jamais à lui-même : il ne finance qu’une fraction de l’opération et s’articule toujours avec un prêt principal. Ce prêt principal peut être un prêt bancaire classique ou un prêt réglementé comme le prêt d’accession sociale, également soumis à des plafonds de revenus. D’autres aides peuvent se superposer (prêt Action Logement, prêts des collectivités, prêt épargne logement). C’est ton conseiller bancaire ou ton courtier qui assemble ce montage — chaque prêt a ses propres conditions.

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